L’Eglise propose un calendrier qui traverse les Evangiles pour nous guider tout au long de l’année.
Le temps de l’Avent (du latin adventus, « venue, avènement ») s’ouvre le 4e dimanche précédant Noël.
L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : "Il est venu, Il vient, Il reviendra !".
L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché.
Cette préparation de l’Avent est d’autant plus importante qu’il s’agit aussi de célébrer la venue du Christ dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps.
Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe.
Le début de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique : celle-ci commence chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s’achever une année plus tard à la même période.
(D’après la conférence des Evêques de France)
Pour les chrétiens, la fête de Noël (du latin natalis, "naissance", "nativité") célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, le Sauveur attendu, annoncé par les prophètes.
Jésus veut dire en hébreu "Dieu sauve". Ce nom même révèle son identité et sa mission, sauver les hommes et les conduire vers le Père.
La naissance de Jésus est le cœur de ce qu’on appelle le "mystère de l’Incarnation" : "Au temps établi par Dieu, le Fils unique du Père, la Parole éternelle, s’est incarné : sans perdre la nature divine, Il a assumé la nature humaine". Le Credo - également appelé « Je crois en Dieu » -, récité au cours de chaque messe dominicale, résume ainsi cet événement : « Pour nous les hommes et pour notre salut, Il descendit du ciel. Par l’Esprit Saint, Il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme ».
A Noël, Dieu se donne aux hommes en la personne de Jésus-Christ, comme au cours de chaque messe célébrée quelque part dans le monde.
C’est pourquoi Noël est la fête des dons, pour imiter Dieu qui s’est donné Lui-même aux hommes.
(D’après la conférence des Evêques de France)
Le premier et le plus grand des cadeaux qui nous est fait est ce don de Dieu. Ceux que nous échangeons en famille lors de cette fête sont le rappel de cet immense amour de Dieu pour nous.
Le mot « Épiphanie » désigne les manifestations de Dieu aux hommes, et plus précisément sa venue dans le monde en un temps historique donné, en la personne de Jésus-Christ. C’est le sens profond de la fête de l’Épiphanie qui, avec l’évocation des mages venus d’Orient, rappelle tout particulièrement la dimension universelle du message évangélique.
La fête de l’Épiphanie célèbre la manifestation de Dieu aux rois mages et plus largement aux païens. L’Évangile de Matthieu relate la venue des mages venus d’Orient à Bethléem, sous la conduite d’un astre, pour adorer « le roi des Juifs qui vient de naître ». Ils lui offrent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ces sages venus d’Orient, ces étrangers à Israël, sont la manifestation du caractère universel du salut apporté par le Christ.
L’Évangile de Matthieu montre que la fête de l’Épiphanie est, par excellence, une fête missionnaire. Le mystère de Noël et de l’Epiphanie constituent, à l’intérieur de l’année liturgique, comme le commencement de l’œuvre de notre salut, qui a son point culminant à Pâques et à la Pentecôte.
(Sources : Les évêques de France, Catéchisme pour adultes ; Théo éd. Droguet et Ardant/Fayard)
Le Carême est le temps de préparation à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ.
Le Carême est le temps de préparation à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ.
La durée du Carême - quarante jours sans compter les dimanches - fait en particulier référence aux quarante années passées au désert par le peuple d’Israël entre sa sortie d’Égypte et son entrée en terre promise ; elle renvoie aussi aux quarante jours passés par le Christ au désert (Matthieu 4, 1-11) entre son baptême et le début de sa vie publique. Ce chiffre de quarante symbolise les temps de préparation à de nouveaux commencements.
Le Carême, temps de conversion, repose sur la prière, la pénitence et le partage. La pénitence n’est pas une fin en soi, mais la recherche d’une plus grande disponibilité intérieure. Le partage peut prendre différentes formes, notamment celle du don.

Le temps du carême s’ouvre par la célébration du mercredi des Cendres.
Après avoir écouté la Parole, l’assemblée avance en procession pour recevoir les cendres bénies par le prêtre. Marquée de ce signe, elle se met symboliquement en marche derrière le Christ pour vivre quarante jours de prière, de jeûne et de partage.
Recevoir les cendres, c’est répondre à Dieu qui invite à la conversion.
Selon la tradition juive, mettre des cendres sur sa tête était un témoignage de pénitence et de deuil. Le geste d’imposition des cendres est hérité de cette tradition ; le signe de croix tracé par le prêtre sur le front de chacun, les paroles prononcées – « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc 1, 15) – rappellent la faiblesse de la condition humaine.
Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône.
(D’après la conférence des Evêques de France)
La semaine qui précède Pâques, nous faisons mémoire des derniers jours de la vie de Jésus.
Le dimanche des Rameaux, nous commençons par nous rappeler l’entrée triomphale de Jésus dans la ville de Jérusalem : Jésus est acclamé comme un roi par la foule qui agite des branches en criant « Hosanna ! Hosanna ! ». Au début de la messe, le prêtre bénit les rameaux que nous avons apportés et lit le récit de l’entrée de Jésus à Jérusalem. Ensuite, nous nous souvenons qu’à Jérusalem, Jésus a été arrêté et crucifié et nous écoutons le récit des derniers jours de sa vie. On y découvre que Jésus est bien un roi, mais pas comme ceux de la terre.
Le Jeudi saint, nous nous souvenons du dernier repas que Jésus a pris avec ses disciples : c’est la Cène. Ce soir là, Jésus met un tablier de serviteur et lave les pieds de ses disciples pour nous montrer de quel amour nous devons nous aimer les uns les autres. Le jeudi Saint à la messe nous refaisons le geste du lavement des pieds. Puis Jésus prend du pain et du vin, il les bénit et les partage en disant : « Ceci est mon corps. Ceci est mon sang ». Le pain et le vin deviennent sa vie offerte toute entière, son corps et son sang. Il nous demande de faire cela en mémoire de lui, c’est ce que nous faisons à chaque messe.
Le vendredi saint, nous nous souvenons du jour où Jésus est mort sur la croix. C’est un jour de recueillement et de prière. Sur les murs des églises, il a souvent une série de tableaux qui rappellent le chemin que Jésus a fait en portant sa croix. C’est le chemin de croix. Nous nous arrêtons devant chaque tableau pour prier. Le soir, nous nous écoutons le récit des souffrances que Jésus a subies jusqu’à sa mort. C’est la Passion du Christ. Nous prions tous ensemble. Nous regardons en silence la croix qui est pour nous chrétiens, le signe que Jésus est mort et ressuscité. Nous sommes invités à nous approcher de la croix et à faire un geste pour montrer notre respect. Nous pouvons nous incliner ou nous agenouiller devant la croix, la toucher ou l’embrasser.