Les énormes piliers se ramifient à n’en plus finir,
la voûte est une explosion d’étoiles de pierre.
Les adjectifs manquent pour décrire la basilique.
C’est gigantesque. Gigantesque.
Et pourtant, à chaque instant, l’œil s’arrête
et voit un détail, une inscription, une statue,
souvent magnifiques.
Une foule immense entoure l’église.
Dedans, nous sommes dix mille, peut-être.
Les chorales s’étagent dans les tribunes
par centaines de chanteurs
que l’on n’entend pas avant que les micros ne soient branchés.
Ils sont trop loin.
Autour du chœur, en contrebas, mille prêtres
dans le chœur, sur le côté,
le Roi et la Reine, un peu surélevés.
Quatre-vingts évêques entourent l’autel.
Les grandes orgues. Un chant jaillit enfin.
La porte s’ouvre.
De loin, le Pape semble tassé, frêle.
La télévision le montre s’arrêtant
saluant les enfants.
Paradoxe que cette image d’extrême fragilité
dans cette expression minérale de force.
Paradoxe de la foi…
A Barcelone, le Pape a chanté la foi des Catalans.
Foi s’exprimant dans ce temple extraordinaire
et dans le souci des petits…
La foi, vous dis-je…
Mgr Michel Dubost
Évêque d’Évry – Corbeil Essonnes
Le 9 novembre 2010
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