Biographie
Mgr Malbois est né en 1915 ; ordonné prêtre en juin 1938 pour le diocèse de Versailles (à l’époque Seine et Oise), il a été longtemps aumônier de lycée, puis "directeur des Oeuvres" à Versailles.
Évêque auxiliaire de Versailles entre 1961 et 1966, il a donc participé au Concile Vatican II à Rome, entre 1962 et 1965.
Il fut le premier évêque du diocèse Corbeil Essonnes entre 1966 et 1977. C’est lui qui a eu la tâche délicate de couper "le cordon ombilical" avec Versailles et de jeter les premières bases pour l’organisation pastorale du diocèse. "Nous vivions, se souvient-il, une sorte de printemps de ferveur. Tout autour de nous, les gens qui venaient de recevoir leur nouveau département, attendaient impatiemment que le diocèse se mette en place."
A l’époque, son entourage lui disait combien cela devait être formidable de créer un nouveau diocèse. "Mais, les choses ne furent pas aussi simples ! Mon premier réflexe fut d’écouter et de prendre la mesure de la communauté. Par la suite, il m’apparut que la meilleure façon de servir le diocèse était de dire aux Essoniens "vous êtes l’Église", de les soutenir et de les guider dans leurs actions. Au cours de cette dizaine d’années, je dois dire que j’ai souvent eu l’occasion de m’émerveiller de l’énergie déployée par les laïcs."
Bien que versaillais d’origine, Mgr Malbois ne fut pas dépaysé par l’Essonne qu’il lui fallut cependant découvrir en profondeur tout en s’adaptant à son explosion démographique. "Dès mon installation, j’ai entrepris une série de visites pastorales dans chacun des doyennés. Je voulais être très présent dans les paroisses. Ainsi j’ai participé à toutes les confirmations du diocèse pour répondre à cette attente."
Attentif à la présence de l’Église dans le monde, il fut, à la tête du diocèse un homme de liens, travaillant avec tous, attentif à l’oecuménisme, à la prison de Fleury Mérogis, à la vitalité des mouvements apostoliques, à l’insertion des communautés religieuses, etc. Il a consacré 9 lieux de culte et ordonné une quinzaine de prêtres. Il a commencé aussi à mettre sur pieds de petites équipes de laïcs pour assurer une présence d’Église en lien avec les prêtres présents.
Lors de son départ en 1976 pour cause de maladie, le diocèse fut géré par un administrateur apostolique, Mgr Marty, pendant 1 an.