
Les statistiques sur le nombre de chrétiens évangéliques dans le monde, tenant compte notamment du dernier recensement brésilien montre que le nombre d’évangéliques dans ce pays s’est accru de 16 millions entre 2000 et 2010.
Alors qu’en 2011 on estimait le nombre d’évangéliques dans le monde à 506 millions, on les estime actuellement à 565 millions, soit un chrétien sur quatre.
Contrairement aux idées reçues, c’est l’Asie qui compterait le plus d’évangéliques (183 millions) avec en tête la Chine (60 millions), l’Inde (25 millions), l’Indonésie (15 millions), les Philippines (13 millions) et la Corée du Sud (10 millions).
Second continent par ordre d’importance : l’Afrique (154 millions), avec en tête le « géant » nigérian (45 millions), suivi par le Kenya (20 millions), la RD-Congo (15 millions), l’Éthiopie (14 millions) et l’Afrique du sud (11 millions).
On doit distinguer souvent chrétiens évangéliques et nouvelles Églises africaines, comme l’Église kimbanguiste. Les frontières ne sont pas toujours aisées à définir.
Avec environ 107 millions d’évangéliques, l’Amérique du Sud n’arrive qu’en troisième position. Avec 45 millions, (+ 16 millions en 10 ans), le Brésil arrive ici en tête, les évangéliques y représentant désormais 22 % de la population (contre 6 % en 2000, les catholiques étant passés de 73 % à 64 %). Viennent ensuite le Mexique (10 millions), le Guatemala et l’Argentine (5 millions chacun).
Le classement se clôt par l’Amérique du Nord – 96 millions d’évangéliques, dont 92 millions aux États-Unis –, suivie de l’Europe – 20 millions avec en tête le Royaume-Uni (5 millions), la Russie, l’Ukraine, la Roumanie et l’Allemagne (2 millions chacun) – et de l’Océanie – 7 millions.
« Outre une bascule du centre de gravité du protestantisme évangélique vers le Sud, on observe que la moitié des migrants dans le monde sont chrétiens, dont une majorité d’évangéliques », conclut Sébastien Fath, chercheur au CNRS, historien français spécialisé dans l’étude du protestantisme évangélique.
On peut évaluer les statistiques évangéliques mondiales à partir de l’annuaire 2013 du Conseil National des Evangéliques de France, le CNEF.
Si les Églises de tradition réformée reconnaissaient aux Etats-Unis les baptêmes pratiqués dans l’Église catholique, l’inverse n’était pas systématique. Par un accord signé à Austin le 29 janvier, Catholiques et Protestants américains reconnaissent mutuellement leurs baptêmes.
L’Église catholique mettait en doute la validité des baptêmes réformés en l’absence d’invocation de la Trinité. Après huit années de dialogue entre les représentants de l’Église catholique, de l’Église presbytérienne, de l’Église chrétienne réformée en Amérique du Nord, de l’Église réformée en Amérique et de l’Église unie du Christ, la reconnaissance mutuelle a été signée. Le document précise que « pour que nos baptêmes soient mutuellement reconnus, de l’eau et la formule scripturaire trinitaire « Père, Fils et Saint-Esprit » doivent être utilisés dans le rite baptismal ».
« Nous voulions nous assurer les uns aux autres que nous avions des pratiques liturgiques communes et une théologie commune afin que le baptême d’une Église soit reconnu par les autres », a expliqué à la presse le P. Tom Weinandy, directeur général du secrétariat général pour la doctrine et la pastorale de la conférence épiscopale américaine.
Le pasteur François Clavairoly succèdera au pasteur Claude Baty à la tête de la Fédération protestante de France
A l’issue des procédures de nomination menées par le Conseil de la Fédération Protestante de France, celui-ci a élu le pasteur François Clavairoly à la présidence de la Fédération. Il prendra ses fonctions le 1er octobre 2013. Le second rassemblement « Protestants en fête » qui se tiendra du 27 au 29 septembre 2013 à Paris, sera l’occasion de marquer le passage de relais entre le pasteur Claude Baty et le pasteur François Clavairoly.
Né le 11 mai 1957, François Clavairoly est issu d’une famille de pasteurs. Il a, comme son grand-père et son père, embrassé la vocation pastorale. Il est marié à Laure Ducassou, père de trois enfants (Fabian, Adrien et Olivia) et deux fois grand-père. Après des études classiques, François Clavairoly suit un cursus d’études de théologie à Genève et à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg. Il obtient un diplôme d’études approfondies à l’Institut protestant de théologie de Paris en 1992. Il séjourne de 1979 à 1981 au Gabon, à Oyem, envoyé par le Défap-Service protestant de mission pour enseigner à l’Ecole pastorale de l’Eglise évangélique du Gabon. Pasteur de l’Eglise réformée de France, il occupe son premier poste paroissial à Rouen, de 1982 à 1988. Il poursuit son ministère à Lille de 1988 à 1994, période au cours de laquelle il s’investit également au sein de l’aumônerie des prisons, assurant la fonction d’aumônier régional de la Fédération protestante de France pour la région Nord. De 1994 à 2000, il assure la présidence du Conseil régional en Nord-Normandie de l’Eglise réformée de France. Il est le pasteur de la paroisse du Saint-Esprit, à Paris (8e), de 2001 à 2013.
Théologien, homme de dialogue, François Clavairoly est très attaché à la dimension œcuménique des relations entre les différentes Eglises chrétiennes, et au développement de la relation entre partenaires religieux.
Son engagement œcuménique et interreligieux remonte aux prémices de son ministère pastoral, au cours de son stage paroissial à Casablanca, au Maroc, où il découvre la richesse de tels dialogues en lien avec les dominicains, les juifs et les musulmans. Il préside la commission des relations de la Fédération protestante de France avec le judaïsme depuis 2009, anime le groupe de travail réunissant des pasteurs et des rabbins. Il est depuis 2007 vice-président du comité directeur de l’Amitié judéo-chrétienne en France. Il est également membre du Groupe des Dombes réunissant une quarantaine de théologiens catholiques et protestants répartis à parité entre les deux confessions, et en reflétant les diverses sensibilités.
Il donne aussi un cours d’ecclésiologie à l’Institut supérieur d’études œcuméniques (Institut catholique de Paris).
Benoît XVI a présidé les vêpres de clôture de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le 25 janvier, solennité de la conversion de saint Paul, en la basilique de Saint-Paul-hors-les-murs.
La cérémonie s’est déroulée dans un grand recueillement, avec de nombreux représentants de diverses confessions chrétiennes. Mais aussi de nombreux laïcs du diocèse de Rome et d’ailleurs, emmitouflés dans leurs manteaux.
Notons la présence du métropolite Gennadios Zervos, représentant du patriarcat œcuménique de Constantinople et celle du révérend David Richardson, représentant de l’archevêque de Cantorbéry.
Pour la procession d’entrée, Benoît XVI a parcouru l’allée centrale sur la plate-forme mobile qui lui épargne la fatigue des longs parcours dans les basiliques de Rome, au son de l’hymne « Magnus sanctus Paulus », interprété par le chœur de la chapelle Sixtine.
De par et d’autre de l’allée, se déroulait le spectacle désormais habituel de centaines de bras levés pour capturer une image du pape, qui sur son appareil photo, qui sur son téléphone portable, entre deux applaudissements joyeux.
Arrivant devant l’autel, le pape s’est brièvement recueilli avant de rejoindre son fauteuil blanc et or, en saluant le groupe des cardinaux et des archevêques de la Curie, qui un à un se découvraient devant lui.
Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a prononcé le message d’accueil, remerciant les participants, parmi lesquels des étudiants d’Institut œcuménique, et la Commission mixte de dialogue théologique entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes orientales, qui avait rencontré le pape dans la matinée.
Il a également exprimé sa reconnaissance à Benoît XVI, qui manifestait par sa présence « combien lui tient à cœur la recherche œcuménique ». Il a rappelé que la recherche de l’unité « n’est pas seulement une aspiration de l’humanité » mais correspond « à la volonté du Seigneur ».
La célébration des vêpres proprement dites s’est ouverte par l’hymne « Excelsam Pauli Gloriam », plongeant l’assemblée dans la beauté de la liturgie, par les voix du chœur, l’accompagnement à l’orgue, le tout rehaussé par la solennité du lieu, dans un décor lumineux : tout participait à cette prière fervente pour l’unité.
Après les psalmodies des Psaumes 115 et 125, le chœur a entonné le cantique tiré de la lettre aux Ephésiens (1, 3-10) habituellement chanté aux vêpres et dont les mots raisonnaient d’une façon particulière pour les chrétiens rassemblés en ce 25 janvier : « Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ : pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre ».
La célébration s’est poursuivie par deux lectures, l’une étant celle prévue par la liturgie classique (1 Co 15, 9-10), l’autre étant le passage du prophète Michée qui a inspiré le thème de la Semaine de prière pour l’unité 2013 « Que nous demande le Seigneur ? De marcher avec Lui dans la justice et la bonté » (Michée 6,6-8).
Dans son homélie, Benoît XVI a assuré de sa prière pour l’Inde, pays qui a préparé les méditations de cette année. Thème, a dit le pape, qui appelle à « avancer dans la radicalité de la foi, comme Abraham, confiants en Dieu », mais aussi à « avancer au-delà des barrières, au-delà de la haine, du racisme, et de la discrimination sociale et religieuse ».
Benoît XVI a reçu les membres de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et les Eglises orientales, le 25 janvier, au Vatican.
La commission, qui célèbre cette année ses 10 ans, a été fondée en janvier 2003, à l’initiative des autorités ecclésiales de la famille des Eglises orthodoxes orientales et du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.
Le pape a tenu à transmettre à « tous les fidèles du Moyen-Orient » sa « proximité spirituelle » et sa « prière pour que cette terre, si importante dans le plan de salut de Dieu, puisse être amenée, à travers le dialogue constructif et la coopération, vers un avenir de justice et de paix durable ».
Il a exprimé son espoir que « les relations entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes orientales continueront à se développer dans un esprit fraternel de coopération, notamment à travers le développement d’un dialogue théologique en mesure d’aider tous les disciples du Seigneur à grandir dans la communion et à témoigner devant le monde de la vérité salvifique de l’Évangile ».
Lors de sa réunion à Rome la Commission a eu cette année pour tâche entre autres « d’ explorer plus en profondeur la communion et la communication qui existait entre les Eglises dans les cinq premiers siècles de l’histoire chrétienne ».
A l’approche du 500ème anniversaire de la Réforme protestante (1517), catholiques et luthériens sont d’accord pour publier prochainement un document conjoint intitulé "Du conflit à la communion". C’est ce qu’a indiqué le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, aux agences catholiques Kathpress et Apic, alors que des responsables protestants s’inquiètent après que Mgr Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de le foi, ait évoqué la possibilité de créer un ordinariat destiné à accueillir des fidèles luthériens.
Avant lui, en octobre dernier, le cardinal Koch avait aussi évoqué cette question. Il avait assuré que si des luthériens voulaient retourner dans le giron romain l’Église catholique devrait les accueillir en leur permettant de conserver « leurs traditions légitimes », comme cela s’est fait ces dernières années avec la création d’ordinariats pour les fidèles anglicans désirant rejoindre Rome.
Il avait alors rappelé que l’accueil de fidèles anglicans n’était pas « une initiative venant de Rome » mais bien une initiative de l’Église anglicane.
Selon le cardinal Koch, le document à venir reviendra sur l’histoire du conflit entre catholiques et protestants, mais aussi sur « le dialogue œcuménique réalisé au cours des 50 dernières années » et « le chemin vers une plus grande communion ».
Pour les Églises chrétiennes, le nombre croissant « d’Églises de rue » aux structures informelles menace l’unité des chrétiens.
C’est ce qui a été dit au cours d’un séminaire organisé dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens et auquel ont participé quelques 70 prêtres, pasteurs et catéchistes.
Ce qui a été dénoncé, c’est le manque de formation pastorale ainsi que la corruption qui touche les « prédicateurs » de rue.
L’un des pasteurs de l’Église du Pakistan, Emmanuel Khokhar, doyen de la « Praying Hands Cathedral » de Lahore a souligné le « charabia incompréhensible » dans lequel ces « pasteurs » incitent à la prière, adressée au seul Christ sans référence au Père et à l’Esprit.
« Nous ne sommes pas, a-t-il dit, contre le fait qu´il y ait plus pour elles de lieux de culte chrétiens, mais que notre mission soit entravée par ces détournements des croyances et doctrines chrétiennes ».
Ces « fausses Églises » poussent comme des champignons, principalement dans les villages du Pendjab et dans les ghettos chrétiens des grandes villes. Pour le capitaine Yasmeen Maqsood de l’Armée du Salut de telles Églises ont pratiquement doublé en sept ans, passant de 130 à 250 dans le seul quartier chrétien de Lahore, Youhanabad. Il a ajouté que « l’évangélisation est devenu aujourd’hui une activité lucrative ».
A l’occasion de la fête de saint Henri patron de la Finlande, Benoît XVI a reçu la délégation luthérienne finnoise venue à Rome pour son pèlerinage annuel. Il a rappelé le thème de la semaine pour l’unité : « Qu’attend de nous le Seigneur ? ».
Le prophète Michée, a dit Benoît XVI à ses hôtes, répond à cette question. Il s’agit « de favoriser la justice, d’aimer la miséricorde, de suivre Dieu avec humilité ».
« Marcher en présence du Seigneur, en obéissance à sa parole de salut et dans la confiance de son projet illustre notre foi mais aussi notre parcours œcuménique vers la pleine unité visible des chrétiens. Dans notre cheminement de disciples, malgré son étroitesse, nous devons avancer dans la fidélité à la volonté divine, quelles ques soient les difficultés et les obstacles ».
Donc, « afin de progresser dans la voie de la communion œcuménique, nous devons être de plus en plus unis en prière et dans la recherche de la sainteté, de plus en plus engagés dans la recherche théologique et la coopération caritative. Ce cheminement spirituel commun fait que nous marchons véritablement en présence de Dieu dans l’esprit de justice et d’amour dont parle la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification : Nous sommes acceptés par Dieu et nous recevons l’Esprit qui rénove nos cœurs et pouvons répondre à l’appel des bonnes œuvres ».
Le Saint-Père a conclu en espérant que ce séjour romain contribue à renforcer les relations œcuméniques entre les chrétiens de Finlande.
L’œcuménisme est une réalité vivante en Terre Sainte. Les relations entre les Églises de Jérusalem sont actuellement marquées par la fraternité et la spontanéité. Cela est vrai tant au niveau des évêques et patriarches qu’au niveau des fidèles.
C’est ce que souligne dans un entretien à la presse, le Père Frans Bouwen, spécialiste des Eglises Orientales et du dialogue avec les Eglises chrétiennes d’Orient : « Cela est très important au milieu des nombreux changements qui sont en cours dans la région du Moyen-Orient. Nos chrétiens sont bien conscients que ce n’est qu’ensemble qu’ils pourront efficacement œuvrer pour leur avenir dans cette région et il est très encourageant de voir que, dans cet effort, ils sont fortement soutenus par de nombreux prêtres et évêques ».
« Reste, a–t-il ajouté, que beaucoup d’entre nous continuent à souhaiter et à espérer une plus grande collaboration œcuménique dans le domaine pastoral, tout en étant conscients des sérieux obstacles qui se dressent encore sur ce chemin ».
Début décembre dernier une grande réunion des patriarches et évêques catholiques du Moyen-Orient s’est tenue à Beyrouth justement pour étudier et promouvoir la mise en pratique des grandes orientations du Synode spécial pour le Moyen-Orient, à la lumière de l’exhortation post-synodale Ecclesia in Medio Oriente, que le pape Benoît XVI a remise aux Églises de cette région lors de sa visite au Liban en septembre dernier. En plus des décisions au niveau de l’ensemble du Moyen-Orient, il faudra prévoir une application locale dans chaque pays, en raison des différences, parfois grandes, entre les situations. En attendant, tous, évêques, prêtres religieux et religieuses, et laïcs, sont invités à approfondir l’œcuménisme spirituel que le pape souligne fortement dans son exhortation.
Rappelons que les chrétiens de Terre Sainte s’apprêtent à fêter Pâques le même jour en se calant sur le calendrier julien. C’est déjà un premier pas qui en appelle d’autres tout aussi concrets, d’autant que c’est le calendrier julien qui sera suivi.
« La paix est possible. Il faut revenir à la table des négociations avec l’aide, si nécessaire, de médiateurs neutres. » déclare le 17 janvier un communiqué des dirigeants des Églises chrétiennes.
Une rencontre de trois jours a réuni les responsables de l’Église catholique et ceux du Conseil des Églises (protestantes) du Myanmar, dans un contexte marqué par l’intensification, ces dernières semaines, du conflit qui oppose l’armée gouvernementale aux troupes de la KIA (Kachin Independence Army) dans l’État Kachin.
Le 14 janvier, à Laiza, localité située sur la frontière avec la Chine où se trouve le quartier général de la KIA, des tirs de l’artillerie gouvernementale ont tué trois civils à Laiza, dont un diacre catholique.
Dans ce contexte, la prise de position des responsables chrétiens prend un certain relief dans la mesure où les Eglises très minoritaires dans le pays mais fortement implantées dans l’Etat Kachin, ont rarement pris la parole publiquement au sujet des nombreux conflits qui ont opposé et opposent encore les minorités ethniques au pouvoir central birman. Jusqu’à ces derniers temps, les responsables chrétiens étaient cantonnés par la junte militaire au pouvoir dans un silence contraint.
Le communiqué publié ce 17 janvier est co-signé par Mgr John Hsane Hgyi, évêque de Pathein (Bassein), président de la Conférence des évêques catholiques du Myanmar, et par le Rév. Yin Yin Maw, président du Conseil des Eglises du Myanmar.
A l’évidence, il est le fruit d’un compromis entre les responsables chrétiens, certains d’entre eux ne cachant pas qu’ils auraient souhaité une prise de position plus rapide.
Début janvier 2013, l’archevêque catholique de Rangoun, Mgr Charles Bo, exprimait l’idée que le rôle des Eglises chrétiennes en Birmanie était aujourd’hui de favoriser « la construction de la nation ». A propos de la place des responsables religieux dans la société, il déclarait : « Les dirigeants civils sont de plus en plus conscients de la part que les religions prennent dans la construction de la nation. L’actuel gouvernement ainsi que la leader de l’opposition Aung San Suu Kyi ont bien conscience de l’influence que les responsables religieux ont dans ce pays ». L’Église catholique en Birmanie rassemble 1,3 % des habitants de Birmanie ; les Églises protestantes, anglicane, baptiste, luthérienne notamment, réunissent environ 3 % des habitants du pays. Les chrétiens, relativement peu présents dans le pays birman, appartiennent majoritairement aux minorités ethniques de Birmanie
Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises Orientales, s’est rendu en Égypte, et a présidé une célébration liturgique en rite copte, à l’occasion du centenaire de la fondation des religieuses du Sacré Cœur de Jésus, une congrégation égyptienne qui promeut le dialogue et l’accueil entre chrétiens et musulmans.
Le 8 janvier, il a rencontré le nouveau Patriarche copte orthodoxe d’Egypte, Tawadros II au monastère d’Anba Bishoy dans le Wadi Natroun, où le patriarche continue à mener une vie monastique. Tawadros II a accueilli chaleureusement les vœux de Benoît XVI transmis par le cardinal Sandri. II a souligné que dans cette période de l’histoire, les chrétiens devaient parler d’une seule voix, surtout au Moyen Orient.
Le Patriarche a dit suivre avec attention la situation en Syrie et il a fait état des bonnes relations avec le président égyptien, Mohamed Morsi, qui l’a appelé au téléphone le jour du Noël copte et a envoyé plusieurs de ses ministres aux célébrations. Mais la situation des chrétiens au Proche Orient reste préoccupante, a expliqué le pape copte d’Egypte. Sur 300 millions d’habitants, ils ne sont que 5 % de chrétiens et ce chiffre diminue d’année en année.
Le cardinal Sandri a lui aussi insisté sur le fait que, sans les chrétiens, le Moyen Orient ne serait plus le même
Quant au dialogue interreligieux, Tawadros II a affirmé qu’il y avait deux voies à poursuivre : celle de la foi avec les commissions théologiques et celle de l’amour avec le partage. Cette voie est perçue comme urgente et importante par les fidèles.
L’archevêque orthodoxe Gabriel prend sa retraite
L’archevêque Gabriel a informé les membres du Conseil de l’archevêché de l’Église orthodoxe russe rattachée au Patriarcat œcuménique que, compte tenu de l’aggravation de son état de santé, il avait décidé de se retirer de toutes ses fonctions.
Ce départ à la retraite est effectif à partir du 15 janvier. Mgr Gabriel, qui était également recteur de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris, a informé le Conseil que, d’ici l’élection et l’intronisation de son successeur, il avait nommé à sa place à la cathédrale, l’Archiprêtre Alexis Struve en qualité de faisant fonction de recteur à titre provisoire.
Le Métropolite Emmanuel de France est officiellement nommé Locum tenens de l’Exarchat Patriarcal du Trône Œcuménique pour les Paroisses Orthodoxes de Tradition Russe en Europe Occidentale, conformément à la demande formulée en ce sens par le Conseil de l’Archevêché.
Quelque 40.000 jeunes chrétiens, catholiques, orthodoxes et protestants, venus de toute l’Europe se sont donné rendez-vous à Rome pour la 35° du pèlerinage de confiance, organisé par la Communauté de Taizé fondée par Frère Roger.
Du 28 décembre au 2 janvier, ils ont vécu six jours de prière, de réflexion et de vie commune avec les paroisses, les familles et les communautés religieuses de Rome et des environs.
Temps fort de cette édition romaine : la rencontre avec Benoît XVI le samedi en début de soirée. Malgré la saison, il a fallu l’organiser en plein air, sur la place Saint-Pierre, en raison de l’affluence. Car aux 40.000 jeunes se sont ajoutés de nombreux fidèles des paroisses romaines et d’autres régions italiennes. Benoît XVI, en diverses langues, a invité ces jeunes à être co-responsables de l’Église, à œuvrer pour l’unité des chrétiens et pour un monde meilleur, à devenir de petites lumières pour ceux qui les entourent.
Benoît XVI a rendu un hommage appuyé à frère Roger : « Témoin infatigable de l’Évangile de paix et de réconciliation, animé par le feu d’un œcuménisme de la sainteté, frère Roger a encouragé tous ceux qui passent par Taizé à devenir des chercheurs de communion ». Benoît XVI invite alors les jeunes dans le sillage de frère Roger à se faire porteurs de ce message d’unité, assurant son jeune auditoire de l’engagement irrévocable de l’Eglise catholique à poursuivre la recherche de chemins de réconciliation pour parvenir à l’unité visible des chrétiens.
Lors de la semaine de prière pour l’unité, Benoît XVI est revenu sur cette veillée : « La veillée que j’ai pu célébrer voici environ un mois sur cette Place avec des milliers de jeunes de toute l’Europe et avec la communauté œcuménique de Taizé a été très significative : un moment de grâce où nous avons pu expérimenter la beauté d’être un en Christ. »
Frère Aloïs a évoqué la prochaine rencontre européenne du 28 décembre 2013 au 1er janvier 2014. Elle aura lieu à cheval sur la frontière entre deux pays, dans une ville symbole de la réconciliation en Europe, symbole d’une Europe ouverte et solidaire : Strasbourg. Les jeunes seront accueillis en Alsace du coté français et en Bade du côté allemand.
Aussitôt après la rencontre européenne de Rome, frère Aloïs, avec quelques frères de la communauté et une centaine de jeunes venant de 25 pays, se sont rendus en pèlerinage à Istanbul, du 4 au 6 janvier pour célébrer la fête de l’Épiphanie avec les chrétiens des diverses Églises de cette ville. Ils ont en particulier été reçus par le patriarche de Constantinople, Bartholomeos.
Le Service diocésain de l’œcuménisme est sous la responsabilité de Annie Lecompte, déléguée diocésaine.
Aumônier diocésain : Père Iseghundi Côme-Damien Musaviri