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Saint Corbinien - Septembre 2012
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Fête diocésaine
les 8 et 9 septembre 2012

Tricentenaire de la remise
des reliques de Saint Corbinien
à la paroisse de Saint-Germain-lès-Arpajon

En septembre 1711, suite à la demande du curé d’Arpajon auprès de l’archevêque de Freising (l’archevêché n’a été transféré à Munich qu’après 1805) des reliques de Saint Corbinien ont été reçues par l’archevêché de Paris et transférées à Saint-Germain-les-Arpajon en novembre 1712.

Corbinien de Châtres, ermite à Châtres, dénomination ancienne des paroisses d’Arpajon et Saint-Germain, avait été envoyé par le pape à Freising, pour évangéliser la Haute Bavière. Comme nous l’a dit le cardinal Wetter en 1989 : « il est né chez vous, il est à vous et il est mort chez nous, il est à nous. C’est un saint européen ».


Cette année nous fêtions le 300ème anniversaire de l’arrivée des reliques de Saint Corbinien à Saint Germain lès Arpajon. La fête revêtait un caractère particulier.

Nous avons accueilli une délégation de Freising de 14 personnes dont le prélat Obermaier, qui représentait l’archevêque de Munich, le cardinal Marx, parti en Equateur pour un autre jumelage.
Une autre délégation de cinq personnes du Diosezanrät (conseil diocésain du diocèse de Munich et Freising) était présente. Cette délégation a été reçue par l’évêque afin de préciser les prochains travaux en commun ou les diverses échanges.

La messe solennelle du dimanche s’est faite à Saint Clément d’Arpajon et s’est terminée par la procession des reliques entre Saint Clément d’Arpajon et l’église de Saint Germain les Arpajon.

Extraits de l’homélie de Mgr Dubost :
Marcher derrières les reliques, c’est prendre conscience pour l’Homme de son corps. Nous ne pouvons être nous-mêmes sans passer par des attitudes corporelles. Quand nous honorons St Corbinien, nous honorons aussi notre corps, notre humanité.
Importance des reliques car chacun d’entre nous est membre du Corps du christ. Regarder l’autre, différent, c’est respecter tout le Corps ; chacun de nous est temple de l’Esprit ; chacun est appelé à la résurrection de la chair. C’est aussi un appel à être davantage européen Corbinien est un lien entre la Bavière et la France. Ce lien est un appel à vivre ensemble, pour mieux vivre ensemble, aux politiques de voir comment faire, à nous de donner une motivation, d’être liés les uns aux autres.
L’histoire s’ancre dans l’actualité ; la crise à laquelle nous sommes confrontés pourrait être un appel à se recroqueviller. La démarche d’aujourd’hui signifie que nous voulons tenir compte des uns et des autres, particulièrement de ceux qui sont ailleurs. Si l’Europe veut se construire, elle doit trouver les moyens de vivre ensemble mais aussi trouver les moyens d’aider ceux plus en difficulté dans le monde. Corbinien est un marcheur.
Etre chrétien c’est oser marcher en avant, prendre le risque de construire un futur. C’est s’engager, oser, s’aventurer.
On ne peut pas être chrétien si on n’a pas ce courage au ventre. (cf Isaïe qui annonce un futur meilleur). Nous sommes sûrs que Dieu veut l’unité du monde. Les chrétiens marchent vers ce bonheur. Corbinien était sûr du but. Il marche pour la paix, pour dieu, pour les autres. Que Corbinien nous donne au seuil de cette année de la foi, le courage de l’espérance.

La chasse avait été rénovée, à cette occasion, grâce à la mairie et au conseil général que nous remercions chaleureusement.

Samedi soir a eu lieu une messe à la cathédrale. Les enfants du catéchisme ont pu participer : ils avaient réalisé en juin dernier des dessins sur Corbinien. Une projection des ces dessins a pu être présentée au début de la messe.

Cette messe a été suivie d’une veillée à la cathédrale sur le thème du culte à Saint Corbinien. Le père Frédéric Gatineau nous a raconté comment depuis le 7ème siècle le souvenir de Corbinien et les échanges entre Freising-Munich et Arpajon-Evry ont traversé les siècles. Des chanteurs de musique ancienne du 14ème et 15ème siècles nous ont aidé à remonter le temps. La veillée s’est terminée par la prière des complies animées par les frères bénédictins d’Etiolles.

Les allemands ont offert symboliquement à l’évêque un pommier du nom de Corbinien, créé par un prisonnier au camp de Dachau. Bref, une grande fête diocésaine, chaleureuse, avec un temps magnifique, qui a scellé encore un peu plus notre amitié, porteuse de paix en Europe.


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