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Pères des Sacrés Coeurs de Picpus

Institut et religieux

Les Fondateurs
Marie-Joseph COUDRIN
et Henriette Aymer de la CHEVALERIE


Pierre Coudrin est né le 1er mars 1768.
"Au jour de son baptême, le 1er mars 1768, il reçoit le nom de Pierre. Dieu l’appelle à être fondation. Très tôt, il apprend des siens un Dieu Père proche et attentif qui, en Jésus-Christ, a pris la route de l’homme. Son Amour le conduit à la proximité. Les rebuffades et les infidélités ne le découragent pas : il est le Dieu fidèle. Le petit Pierre est fasciné par ce Dieu au visage de tendresse avec lequel ses parents le familiarisent au cours de fréquentes visites à l’église du village ou dans l’accueil des pauvres qui se présentent à la porte de la ferme.
... Il entre dans ce qu’il appelle "la Carrière" avec un enthousiasme communicatif, sans tergiverser. Il a plus de goût pour l’action que pour l’étude ou la prière. Il crée, organise, défend avec âpreté et quelque impulsivité ses réalisations. Mais cette force de caractère mise au service d’une telle cause va de pair avec une cordialité chaleureuse et une grande bonté qui conquiert les cœurs.

(extrait de « Un charisme dans l’Eglise »par Bernard Couronne ss.cc (rome, 2001)

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En 1767, Henriette Aymer de la Chevalerie naît au petit château des Aymer, et c’est la qu’elle vit cette première expérience. Nous avons peu de détails concernant ses premières années, mais ils suffisent à nous prouver que, à la base de sa personnalité, se situe une enfance heureuse, seule fille entre deux frères, dans une famille unie et chaleureuse. Le temps passé à l’Abbaye de Ste Croix de Poitiers, pour mieux préparer sa première communion, lui offre l’expérience de prière personnelle et liturgique et, peut-être, éveille-t-il en elle l’attrait pour la musique sacrée. Nous savons par une lettre de M. Brémond, son parent, qu’à à l’Abbaye, Henriette fut aussi très aimée. Il écrit « Henriette est pleine d’esprit, réussit tout ce qu’elle entreprend. Elle est généralement aimée de toute la communauté, mais, d’une manière spéciale de Madame l’Abbesse ».

A onze ans, sa première grande peine est la mort de son père. Sans doute, à partir de cette date, devient-elle davantage pour sa mère un appui et une amie, d’autant plus que son frère aîné, Louis, est absent, (page de Louis XVI depuis l’adolescence). Madame Aymer se charge de faire préparer sa fille à une vie de relations sociales, vie brillante et superficielle à laquelle Henriette semble être destinée. Toujours latent, et en apparence oublié, subsiste en elle le germe de sensibilité spirituelle que lui a laissé son premier contact avec Dieu, à l’Abbaye de Ste Croix...
Vont suivre quelques années où, tandis que la France approche de la convulsion politique et sociale, la jeunesse d’Henriette fleurit à Poitiers où elle et sa mère se sont fixées...
Les tensions sociales provoquent l’explosion et la France "s’enflamme" de toute part... Au domicile même des Aymer, mère et fille subissent la persécution et sont conduites en prison. Henriette vit son premier contact avec la violence et la destruction, et elle la vit en profondeur...
Quand elle sort de prison à 28 ans, elle a mûri ; elle est devenue la femme forte, tendue vers un idéal. Face à la violence, à la haine, à la destruction, il est urgent de rétablir le règne de l’amour...
Pendant ce temps à Poitiers, un personnage est devenu fameux. C’est, à la fois, un prêtre zélé et l’aventurier "Marche-à-terre" ou "Jérôme". C’est l’abbé Coudrin...
C’est le début d’une relation toute spéciale entre elle et l’Abbé Coudrin : Il est son vrai directeur, son accompagnateur.

L’usure d’une vie dure comme la sienne a raison de la santé d’Henriette. En décembre 1829, elle tombe foudroyée par une attaque d’apoplexie. Elle a 61 ans. Bien qu’elle se remette un peu, l’hémiplégie qui paralyse le côté droit de son corps, l’empêche de reprendre totalement ses activités.
(extrait de « Un charisme dans l’Eglise » par Maria Cruz Pereda ss.cc - (Rome, 2001)

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Marie-Joseph COUDRIN et Henriette Aymer de la Chevalerie, (tous deux nés aux origines poitevines), ont fait leurs Vœux à Noël 1800 (date de la fondation de la Congrégation et reconnue comme telle par Rome en 1817) à Poitiers
– En 1905, la Congrégation s’installe à Paris, rue de Picpus (12,ème) d’où le nom communément donné en France de « Picpuciens »
Actuellement la Congrégation comporte environ 1700 Frères et Sœurs présents dans une quarantaine de pays .

Spritualité

- Contempler l’Amour de Dieu aujourd’hui
« La consécration aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie est le fondement de notre Institut » (Constitutions Art. 2)
Par la contemplation quotidienne de Jésus, nous nous laissons transformer par Celui que nous regardons, devenant ainsi semblable à Lui : compatissant comme Lui, faisant les mêmes choix, agissant comme Lui en toutes circonstances, assumant les mêmes risques à cause du Royaume de Dieu.
Et donc appel à puiser à la Source de cet Amour par la méditation de sa Parole et dans l’adoration eucharistique, pour mieux discerner dans le quotidien les chemins qui peuvent ouvrir les cœurs à la proximité aimante de Dieu.
« Chaque jour, remets-toi en face du Christ doux et humble de cœur. Il est le modèle inépuisable. Il veut poursuivre, en toi et par toi, son pèlerinage vers l’homme. »

- Vivre
« Nous faisons nôtres les attitudes, les choix et les œuvres qui ont conduit Jésus jusqu’à la mort sur la Croix, le Cœur transpercé. Dans notre engagement radical à la suite du Christ, Marie, sa mère, modèle de Foi en l’Amour, nous précède. Elle accompagne notre marche sur ce chemin afin que nous participions pleinement à la Mission de son Fils »
« Nous sommes appelés à vivre dans des communautés qui sont des « écoles d’humanité », offrant un témoignage de ce style de vie interdépendante dont notre société a besoin »(Chapitre Général 2006)

A la base de ce style de vie interdépendant, il y a l’attitude et l’expérience de la contemplation qui, dans notre cas, est nourrie par l’Eucharistie et par sa prolongation dans l’adoration eucharistique. Puis la vie communautaire, qui se veut marquée par « notre esprit de famille », en quelque sorte notre « marque de fabrique », voulue par nos Fondateurs. Enfin la compassion à manifester… au sein de nos communautés et de nos divers modes de présence apostolique …sans crainte d’assumer les implications politiques de cette compassion, en participant aux initiatives de la société civile en faveur de la justice, des droits de l’homme, de la réconciliation et de l’écologie

- Annoncer - Construire un monde plus juste en solidarité avec les pauvres
Caché dans un grenier à la Motte d’Usseau (près de Chatellerault) (vers 1793 lors de la tourmente révolutionnaire), notre Fondateur, le P. Coudrin, reçoit la mission de « fonder une troupe de missionnaires réunis pour répandre l’Evangile partout »
Depuis ses origines, la famille SS.CC. a écrit une belle page de la Mission de l’Eglise, comme par ex. en Polynésie à partir de 1831 – Le Bhx. P. Damien de Veuster, l’apôtre des lépreux aux Iles Hawaï, bientôt canonisé, est une des figures de proue de cette aventure missionnaire.
Aujourd’hui, nous prenons part à l’Evangélisation, là où l’Eglise nous appelle, avec une préférence pour ces lieux où l’Eglise est absente et où l’avenir se construit : le monde des souffrants et des pauvres et celui des jeunes. L’Esprit nous y précède et nous y appelle ! Nous ne pouvons nous satisfaire d’être des gestionnaires du Peuple de Dieu. C’est aux frontières, tels des « veilleurs » que nous devons nous tenir. Pour« Etre utiles à l’Eglise » selon l’expression de notre Fondateur, nous avons vocation à faire naître l’Eglise et à accompagner ses premiers pas là où elle n’est pas encore.
C’est dire combien nous avons à faire pour trouver de nouvelles routes pour l’Evangile en ce début de 3.ème millénaire !

Communauté en Essonne


En Essonne, il existe une seule communauté, à Montgeron (maison provinciale)
Les frères présents à la communauté assurent localement et ponctuellement les services d’Église :
- le P. Christian Flottes est membre de l’Equipe Pastorale sur secteur de la Forêt
- le P. Gabriel Phalip est membre de l’Equipe Pastorale sur secteur de Sénart
- Le P. André Mathieu assure un service pastoral près du Centre Desfontaines à Quincy sous Sénart .

Contacts



- Adresse de la Communauté en Essonne :
108 avenue de la République
B.P. 31 - 91230 MONTGERON
Tél. : 01 69 73 20 30
Fax : 01 69 40 74 68 - Mail
- Province de France
Site
Site de la congrégation

Actualité


Un grand moment à vivre en 2009 …
la canonisation de l’apôtre des Lépreux, le P. Damien de Veuster dit « Damien de Molokaï »
Dans le Diocèse, à Epinay sous Sénart, le centre paroissial lui est dédié.

Mgr Michel Pansard

Chemins de résurrection en prison
Témoignage de Annie Lecompte
La Croix