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Accueil > Célébrer, prier, étapes de la vie > Coin prière > Prier avec la Parole de Dieu du dimanche

Prier avec la Parole de Dieu du dimanche

Un commentaire d’Évangile est proposé à votre méditation afin de "savourer" spirituellement les textes que l’Église nous propose.

Nous espérons ainsi vous apporter une aide pour la prière personnelle mais aussi pour la préparation de l’Eucharistie.

Ces "propositions pour l’oraison" sont assurées, à tour de rôle, par des communautés contemplatives et de Frères et Sœurs aînés du Diocèse d’Évry.

Les communautés religieuses qui
participent à cette animation spirituelle :

Dimanche 14 Janvier 2018 - Temps ordinaire - Année B

Lecture de la première Lettre Saint Paul Apôtre aux Corinthiens (6, 13c-115a. 17-20)

Frères,
le corps n’est pas pour la débauche,
il est pour le Seigneur,
et le Seigneur est pour le corps ;
et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur
et nous ressuscitera nous aussi.
Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ.
Celui qui s’unit au Seigneur
ne fait avec lui qu’un seul esprit.
Fuyez la débauche.
Tous les péchés que l’homme peut commettre
sont extérieurs à son corps ;
mais l’homme qui se livre à la débauche
commet un péché contre son propre corps.
Ne le savez-vous pas ?
Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint,
lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ;
vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,
car vous avez été achetés à grand prix.
Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

©AELF


Pour aider notre prière

Sans doute notre civilisation contemporaine est-elle particulièrement décalée par rapport à la conception du corps que nous présente saint Paul dans cette section de la première lettre aux Corinthiens. Mais, à y bien réfléchir, la civilisation des dockers de Corinthe et autres petites gens auxquels il s’adressait est peut-être moins éloignée qu’on ne le croit de ce que nous vivons en ce début de XXIe siècle.
Il est évident pour nous que “notre corps nous appartient”. Le dévoilement de comportements sexistes et sa judiciarisation est une manifestation éclatante de cette perception. Or il y a un pas que beaucoup franchissent en le tenant pour évident : passer de “mon corps m’appartient” à “c’est mon droit d’en faire ce que je veux”. Là nous sommes très loin de la situation des chrétiens de Corinthe dont un nombre significatif était formé d’esclaves : leur corps appartenait à leur maître ; du coup, ce qui leur restait en propre, c’était leur esprit. Mais avec un présupposé différent, ils arrivaient aux mêmes conclusions : ce qu’ils faisaient de leur corps, simple instrument, ne les atteignait pas en ce qu’ils étaient.
Saint Paul va s’attacher à changer leur perception à travers leur découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus Sauveur.
L’argument qui me semble comme le plus extérieur est l’affirmation que l’impureté est un péché contre le corps lui-même. Et cela, il me semble que l’anthropologie contemporaine peut le comprendre – si toutefois le terme de péché ne “bloque” pas le raisonnement –, si l’on se réfère aux terribles dégâts humains que causent la pédophilie et si l’on songe à ceux que font actuellement la pornographie sur net ou ailleurs. Aveuglés par l’argent que cela génère, on n’en prend encore que très peu conscience. Si l’on se penche sur ces dégâts, il faut bien admettre que notre corps n’est pas un simple objet que nous possédons, mais nous sommes notre corps. Et que ce que nous en faisons s’inscrit très profondément en nous.
Cela admis, nous pouvons, je crois, aborder le fond de l’argumentation paulinienne.
Dans ce milieu où l’esclavage est omniprésent, le fait d’appartenir à “Celui qui nous a rachetés très cher” est une notion qui parlait à tout le monde, mais le résultat de ce rachat est aux antipodes de la vision ambiante de l’esclavage : il fait de nous des membres mêmes du Christ. Il ne s’agit pas d’un esclavage, mais d’une union, et cette union ne concerne pas seulement le corps puisque “Celui qui s’unit au Seigneur n’est plus qu’un seul esprit avec lui”. L’unité corps/esprit est ainsi fortement affirmée et, du coup, si l’impureté est un péché contre le corps lui-même, cela signifie que cela atteint la personne, ce corps qui récapitule l’humanité sauvée par le Christ, ce corps qui forme le corps de résurrection du Christ, en qui tous nos corps sont promis à la résurrection, car tous sont habités par l’Esprit Saint.
Ce mouvement étonnant indique notre intégration dans la Trinité même. Et Paul nous invite donc à vivre déjà de cette réalité mystérieuse qu’est le désir de Dieu de nous intégrer totalement à sa divinité sans que nous cessions d’être nous-mêmes individuellement. Et c’est cela la gloire de Dieu.
Nous sommes donc très loin d’un cours de morale. Paul nous invite à mesurer la portée de notre union à Dieu pour y consentir pleinement et jusque dans ses conséquences charnelles. C’est pour cela que le Fils éternel du Père a revêtu notre humanité. C’est pour cela qu’il a vécu, avec son corps humain fatigué, faim et soif, dans son cœur d’homme, amitié et rejet, émerveillement et expérience du mépris, de l’incompréhension, de la condamnation et, en fin de compte, l’humiliation d’une mort d’esclave – avant d’être le premier ressuscité d’entre les morts.
Rendons gloire à Dieu dans notre corps !


Commentaire proposé par une Sœur du Carmel
Frileuse

Dimanche 21 Janvier 2018 - Temps ordinaire - Année B

Lecture de la première Lettre Saint Paul Apôtre aux Corinthiens (7, 29-31)

Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien, ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons.


Pour aider notre prière

En quelques dizaines d’années nous avons pu voir le monde se transformer ; les nouvelles technologies nous offrent une vision du monde plus globale et en même temps nous percevons de fait que nous vivons tous sur le même globe terrestre, sur la même planète et que ses ressources sont limitées et si nous n’y prenons pas grade elles pourraient s’épuiser.

Cette « globalisation » du monde pas seulement économique mais aussi des personnes permet à l’humanité de ce percevoir unie mais aussi en concurrence.
La migration de personnes ou de groupe de personne pour des raisons économiques, de guerres, de privation de liberté, etc. (pensons à la journée mondiale des migrants.) suscite à la fois des espérances et des peurs.

Puisque les ressources sont limitées, les états et les sociétés privé sont tentés de les exploiter à leur bénéfice « et alors malheurs aux plus faibles, aux petits. »
Cependant en se percevant liés par l’identité humaine commune, des hommes et des femmes défendent pour chacun des droits fondamentaux.

Dans l’histoire de l’humanité cela n’est pas nouveau ; Les premiers disciples dont Paul faisait partie vivaient dans un monde antique en plein bouleversement et en quête de repères de salut. Alors Paul et les premières communautés chrétiennes mettent leur confiance et leur espérance dans le Christ ressuscité en vivant activement les valeurs de son Evangile, favorisant la solidarité plutôt que le profit personnel.

Paul et les premiers chrétiens savaient, et nous savons, que « la Création toute entière aspire au Salut de Dieu. » (Rm 8, 18-23)
A nous maintenant de la protéger, de la préserver et de la faire croître, en renonçant aux « valeurs effet de mode » au profit des valeurs universelles de l’humanité.
Une humanité voulue par Dieu au cœur de la Création et donc à protéger, préserver et à faire croître en harmonie avec elle.


Commentaire proposé par un Frère Bénédictin
Etiolles