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Accueil > Célébrer, prier, étapes de la vie > Coin prière > Prier avec la Parole de Dieu du dimanche

Prier avec la Parole de Dieu du dimanche

Un commentaire d’Évangile est proposé à votre méditation afin de "savourer" spirituellement les textes que l’Église nous propose.

Nous espérons ainsi vous apporter une aide pour la prière personnelle mais aussi pour la préparation de l’Eucharistie.

Ces "propositions pour l’oraison" sont assurées, à tour de rôle, par des communautés contemplatives et de Frères et Sœurs aînés du Diocèse d’Évry.

Les communautés religieuses qui
participent à cette animation spirituelle :

Dimanche 18 Juin 2017 - Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ - Année A

1ère Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens (10, 16-17)

Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.


Pour éclairer notre prière

Les trois textes qui nous sont proposés ce dimanche déploient à nos yeux l’amour de Dieu qui prend soin de son peuple tout au long de l’Histoire, au point de veiller à le nourrir, pour finalement atteindre un sommet dans le don de Jésus Lui-même en nourriture.
Au chapitre qui suit notre passage, St Paul transmet solennellement et avec émotion ce qu’il a reçu du Seigneur (I Co 11, 23-27).
Alors pourquoi cet appel pressant, presque douloureux, du v. 16 ?
Replaçons ce passage dans son contexte : « Fuyez l’idolâtrie », recommande Paul (v.14) ; c’est un leitmotiv chez les prophètes.
Or certains Corinthiens prennent part à la fois au repas du Seigneur et aux mets sacrifiés aux idoles des cultes païens. Mais l’un comme les autres ont pour finalité de mettre celui qui les consomme en communion, soit avec le Seigneur, soit avec les idoles. Or il faut choisir : on ne peut servir Dieu et les idoles.
(Thème qui revient dans l’évangile : « Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent ».)
Mais les idoles…. ne sont rien ! (cf Psaume 135, v. 16 et 17 : « Elles ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas »). Elles sont proposées par les démons pour nous détourner de Dieu, pour lézarder notre confiance en Lui seul.
Et Paul d’invoquer ici la « jalousie » du Seigneur (« Notre Dieu est un Dieu jaloux » : un mot qui revient souvent dans la Bible) : Dieu nous veut tout à Lui ; non que son amour soit possessif ; mais parce qu’il veut nous combler !
Noter ici que le mot communion revient deux fois dans ce même verset ; et que Paul ne dit pas : « cette coupe est le sang du Christ », mais communion au sang du Christ ». L’insistance est donc donnée sur la communion.
Par ailleurs, remarquer également que la forme interrogative qu’il emploie est en fait une forme intensive d’affirmation.
Nous sommes appelés à devenir ce que nous sommes, le Corps du Christ, et à
« marcher dans la voie où lui, Jésus, a marché » (I Jn 2, 6), si toutefois nous prétendons « demeurer en lui » (idem).

Au dernier verset, l’insistance se déplace : il s’agit de la communion entre les croyants, qui découle de la même unique source : le pain qui est communion au corps du Christ.
De même qu’à la sortie d’Égypte, Dieu fait des Hébreux un peuple en lui donnant la Loi en même temps que la liberté, de même les chrétiens, nourris de l’unique corps du Christ, deviennent ce qu’ils consomment et forment donc un seul corps en Christ.
C’est le propre Corps de Jésus qui unifie les membres multiples du corps que forment les croyants par le baptême et la communion eucharistique. L’Eucharistie construit l’Église, jour après jour. Ainsi le disait déjà la belle prière de la Didaché, aux premiers siècles de l’Église : « Comme ce pain rompu, autrefois dispersé sur les collines, à été recueilli de manière à ne faire plus qu’un, rassemble ainsi ton Église des extrémités de la terre dans ton Royaume ».


Commentaires proposés par une Sœur de La Solitude, Notre Dame de Sion
Évry

Vendredi 23 Juin 2017 - Sacré-Cœur de Jésus - Année A

1ère lettre de saint Jean (4, 7-16)

« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connait Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.
Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit. Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. »


Pour aider notre prière

Dieu est amour ! Par deux fois dans ce court passage de la lettre de St. Jean, nous entendons cette affirmation.
A l’époque où l’auteur écrit cette lettre, des courants gnostiques circulent et dénaturent le message évangélique.
L’amour de Dieu n’est pas une abstraction. Cet amour du Père s’est révélé dans son Fils comme un Dieu qui aime !
Souvent je pense à cette phrase que nous chantons à Pâques : «  heureuse faute qui nous a valu un tel Sauveur » !
Fallait-il que nous soyons si chers au cœur de Dieu pour nous « donner » son Unique, afin de nous sauver et nous faire réaliser l’abime nous séparant de Lui. Mais en sommes-nous toujours conscients ?
Dieu est Amour, d’un amour qui appelle la réciprocité car il en va de notre « re-création », d’une relation nouvelle où Dieu pourra « demeurer en nous » et nous offrir ce bonheur auquel chacun de nous aspire, parce que Dieu nous l’a destiné de toute éternité.
« Bien aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi nous aimer les uns les autres »
Pourquoi est-il si difficile de nous aimer les uns les autres ? Jean nous apporte peut-être la réponse : sommes-nous conscients que Dieu demeure en nous ?
Or, réaliser cette présence divine en nous par l’œuvre de l’Esprit, n’est-ce pas nous inciter à découvrir l’amour de Dieu habitant nos frères et sœurs ?
Chacun, chacune selon son expérience religieuse cherche à connaitre Dieu que « jamais personne n’a vu ».
Or Jean est formel : « nous devons nous aimer les uns les autres ».
Ce verbe amène et exige un vrai changement dans notre attitude, un refus de jugement envers nos frères et sœurs. Nous ne pouvons pas dire à Dieu que nous l’aimons si la haine, l’indifférence nous habitent !
Jean nous rappelle que celui qui proclame que Jésus est Fils de Dieu, Dieu demeure en Lui.
Suis-je convaincue, heureuse d’être habitée par le Père créateur de toute chose, par le Fils « humble de cœur », unis par l’Esprit ?
Toute joie, ne demande-t-elle pas d’être partagée, communiquée pour que chacun en ait sa part ?
En ces temps que nous vivons, où l’amour est bafoué, où la mort distille la haine, où peu à peu chacun s’isole dans son cocon par peur ou indifférence, notre joie de nous savoir tous « la demeure d’un Dieu d’amour », sera-t-elle assez communicative, convaincante ?
Oui, si au souffle de l’Esprit, nous les Fils et Filles de Dieu, aujourd’hui, nous savons nous reconnaitre comme des frères et sœurs, dans le partage de nos dons, l’accueil, et la miséricorde !


Commentaires proposés par Sr. Monique Wagner Ballon (Dominicaine de la Présentation)
Dourdan

Samedi 24 Juin 2017 - Nativité de Saint Jean Baptiste - Année A

Livre des Actes des Apôtres (13, 22-26)

Dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a suscité David pour le faire roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, c’est un homme selon mon cœur ; il accomplira toutes mes volontés. Et, comme il l’avait promis, Dieu a fait sortir de sa descendance un sauveur pour Israël : c’est Jésus, dont Jean Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël. Au moment d’achever sa route, Jean disait : “Celui auquel vous pensez, ce n’est pas moi. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales.” Fils de la race d’Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c’est à nous tous que ce message de salut a été envoyé. »


Pour éclairer notre prière

« c’est Jésus dont Jean Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël. »

Jean le Baptiste est l’un des plus importants personnages dans l’histoire de notre salut. Son rôle est considérable : “il a préparé la venue (de Jésus) en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.” Il est le Précurseur : celui qui prépare les cœurs pour qu’ils aient le désir d’un Sauveur… de sorte que la rencontre du Christ devienne possible. Cela nous concerne tous. Jésus est le Sauveur, mais il ne peut pas nous sauver malgré nous. Pour qu’il puisse nous sauver, il faut que nous acceptions son salut.
Jean nous révèle un Dieu qui pardonne. Jésus ira plus loin encore en nous révélant un Dieu qui nous aime tels que nous sommes. Mais, dans le message de Jean, comme dans celui de Jésus, cette révélation n’est jamais dissociée de l’appel à la conversion. On ne peut pas choisir ce qui nous arrange : choisir le message d’amour et laisser de côté la conversion. Jean est venu rendre témoignage à la Lumière, au seuil des temps nouveaux.

Comme chaque année, le 24 juin, nous fêtons la naissance de saint Jean-Baptiste, le fils d’Élisabeth et de Zacharie. Avec cette fête, l’Église nous invite à nous mettre à l’école de celui qui a eu la mission de rendre les cœurs et les oreilles disponibles au message de Jésus, à reconnaître le Seigneur, à témoigner de lui et à s’effacer humblement.


Commentaires proposés par des Sœurs de Saint Louis
Étampes

Dimanche 25 Juin 2017 - Année A

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu (10, 28-33)

En ce temps-là, Jésus disait à ses apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.


Pour aider notre prière

Jésus se trouve seul avec ses apôtres : moment d’intimité qu’il partage avec eux avant de les envoyer en mission. C’est important ! Il sait vers quoi il les envoie et ne leur cache rien des réalités humaines parfois violentes, effrayantes, qu’ils vont devoir affronter.
« Ne craignez pas les hommes », leur dit-il. Mais il va plus loin : il leur enseigne la véritable crainte qui doit guider leur existence : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme », craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. »

Aujourd’hui comme hier, il peut être dangereux de suivre Jésus au point d’en perdre la vie. Pensons au Père Hamel, assassiné dans son église l’an dernier. Cependant Jésus dit à ses disciples : « Soyez donc sans crainte ». N’ayez pas peur, vous avez un Père qui vous aime, pour qui vous êtes unique, qui prend soin de vous. Cette vérité est à clamer sur tous les toits ! C’est même une mission à laquelle, à la suite des apôtres, nous sommes envoyés de par notre baptême.


Commentaires proposés par des Sœurs de Notre-Dame
Brunoy

"C’est quoi un prêtre, pour vous ?"
Un court-métrage de 5’ produit et réalisé par Éric JULIEN
La Croix